Dans les coulisses de ...

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La joaillerie "éthique"....

Les mystères de la joaillerie éthique selon Patricia Pereda

Patricia Pereda est Espagnole de Bilbao et Parisienne depuis 17 ans, elle aime l’art, la culture, les couleurs et la vie en générale. Cette énergie se décèle à travers sa façon de s’habiller et ses créations pour Rosa Maïtea, sa marque de bijoux éthiques qu’elle a créé pendant le premier confinement.

 

Les mystères de la joaillerie éthique avec Patricia Pereda

Patricia Pereda est Espagnole de Bilbao et Parisienne depuis 17 ans, elle aime l’art, la culture, les couleurs et la vie en générale. Cette énergie se décèle à travers sa façon de s’habiller et ses créations pour Rosa Maïtea, sa marque de bijoux éthiques qu’elle a créé pendant le premier confinement.

Mais comment Patricia Pereda en est-elle arrivée là ? Et par-dessus-tout : qu’est-ce qu’une marque de bijoux éthiques ?

Patricia Pereda est arrivée dans le monde de la joaillerie un peu par hasard. Alors qu’elle travaillait dans le marketing pour des grands groupes de cosmétiques, la directrice d’une prestigieuse maison de joaillerie l’a contactée pour relancer son image. 

Patricia a accepté de relever le défi qui lui a permis de découvrir ce secteur.

Après plusieurs années d’expérience dans le milieu, elle se rend compte de la réalité des exploitations minières.

C’est alors qu’elle décide de créer sa marque : Rosa Maïtea… (Rosa est le nom de sa maman, et Maïtea signifie « la bien aimée » en Basque).

Patricia Pereda a pour ambition de se démarquer des autres marques de joaillerie. Son souhait le plus cher  ? « Rendre le monde un peu meilleur« .

Patricia Pereda identifie trois problèmes majeurs dans son secteur : l’exploitation des mines d’or, les carrières de diamants et celles des pierres précieuses.

Tout d’abord, l’extraction de l’or impacte considérablement l’environnement et les hommes qui travaillent dans ces mines. 

Sa solution : recycler l’or à partir de bijoux anciens afin de leur donner une deuxième vie.

Ensuite, du côté des diamants, l’exploitation des mines créent de gigantesques cratères qui endommagent les sols et également l’environnement.  Rosa Maïtea répond à cette problématique en créant des bijoux en diamants recyclés. 

Mais au-delà de rendre hommage à sa « maman chérie », quelles sont les solutions de Patricia Pereda pour pallier les problèmes de la joaillerie ? Et finalement, quels sont ces problèmes ?

Patricia Pereda explique qu’il y a trois problèmes majeurs : l’exploitation des mines d’or, de diamants et de pierres précieuses.

Premièrement, l’extraction de l’or impacte considérablement l’environnement, les hommes et les enfants qui travaillent aux mines, nous a-t-elle expliqué. Sa solution : recycler l’or à partir de bijoux anciens afin de leur donner une deuxième vie.

Ensuite, du côté des diamants, l’exploitation des mines de diamants créent de gigantesques cratères qui endommage les sols et l’environnement. De la même manière que l’or, Rosa Maïtea répond à cette problématique en créant des bijoux en diamants recyclés. Cette démarche donne sens au surnom de cette pierre souvent nommée « pierre éternelle » en les rendant vraiment éternels : en recyclant les diamants.

Enfin, la traçabilité des pierres précieuses est bien souvent perdue à cause des nombreux intermédiaires qui interviennent entre la mine et les bijoux. 

C’est pour cela que les bijoux de Patricia Pereda sont 100 % traçables.

Pour le moment, Patricia fait fabriquer ses bijoux en Inde car, chose surprenante, aucun atelier en France ne travaille avec des matériaux recyclés (avis aux entrepreneurs Français de la joaillerie !).

Les mantras de Patricia Pereda sont à son image:  « amour,  joie, créativité, curiosité et couleur ».

Le symbole de ses bijoux est un cœur caché derrière chacune de ses bagues.

Patricia Pereda nous explique que, pour elle, un « bijou élégant est un bijou équilibré, coloré et qui peut se porter sur n’importe quelle main et qui est surtout, porté avec amour ». La créatrice essaye de transmettre la joie de vivre à travers les couleurs dans les bijoux qu’elle crée, mais aussi au travers des vêtements qu’elle porte. Cette amour pour la couleur vient de son séjour de deux ans au Mexique nous dévoile-t-elle.

La créatrice ne prête guère attention aux regards des autres. Elle porte beaucoup de robes colorées, imprimées et avec des tissus vaporeux et volants, « qui bougent avec elle« .

En Espagne, elle est « parisienne« , à Paris, elle est « espagnole« . Cette double facette l’amuse.

Pour elle, « la sophistication consiste à s’habiller mais sans trop en faire« . Ses créateurs de vêtements et accessoires préférés sont entre autres JJ Martin pour ses robes, Valentino pour ses couleurs et Veja pour son éthique. Elle apprécie  aussi les créations de Maria de la Orden.

Finalement, nous retiendrons sa conclusion ; « l’élégance, c’est s’aimer ». À méditer.

par Alice Carle