Interview

Interview

Alexandre blanc

« C’est presque punk d’être... endimanché ! »

Il n’est pas écoresponsable, mais ça ne l’empêche pas d’être raisonnable. Qui est Alexandre Blanc, créateur de la marque éponyme ? Quelle est sa vision de la mode ? Fashion Gasoil vous dit tout. 

« Il y a trop de choses sur le marché. Alors, quand on est designer, il faut forcément se poser la question de notre rapport au désir. Il est nécessaire d’arrêter avec le vêtement instagrammable et jetable la saison suivante. Aujourd’hui, on est dans l’excès. Du coup, nous avons besoin d’un cadre comme celui de l’écoresponsabilité pour pallier à ce gaspillage » soutient Alexandre Blanc à propos de sa vision créative.

Formé à l’école Duperré et à l’IFM, le jeune homme, fondateur de sa marque éponyme, n’est pas écoresponsable au sens classique, n’a pas de certification ou tout autre label qui déclare aux yeux de tous qu’il mène une bonne conduite dans la mode.

Pourtant, tout dans sa réflexion le pousse à faire mieux. « Je suis pour un vêtement bien fait, produit plutôt localement, pourquoi pas selon un système de précommande, et qu’on garde d’une saison à l’autre… c’est là, dans ce genre de décisions que se niche mon engagement » explique le jeune homme.

A l’origine de ce lancement ? L’envie d’une proposition mode plus raisonnée, plus réduite, plus sincère aussi dans le discours. Une sorte de concentré de sa vision de la femme. Il en parle comme d’une sorte de nécessité inconsciente. 

De cette envie nait sa mode française, parisienne, un peu endimanchée. « Dans le contexte actuel, c’est presque punk d’être endimanché » souffle-t-il. Il y appose ses passions, le travail du drapé et de la coupe, et sa fascination pour la couleur qui le tient depuis petit, quand il passait ses journées à dessiner durant les longues journées paresseuses du Tarn de son enfance.

C’est d’ailleurs par ça qu’il entrera dans la mode, par l’amour de la couleur et du dessin.

Pourtant, tout dans sa réflexion le pousse à faire mieux. « Je suis pour un vêtement bien fait, produit plutôt localement, pourquoi pas selon un système de précommande, et qu’on garde d’une saison à l’autre… c’est là, dans ce genre de décisions que se niche mon engagement » explique le jeune homme qui a lancé sa marque éponyme il y a bientôt trois ans.

A l’origine de ce lancement ? L’envie d’une proposition mode plus raisonnée, plus réduite, plus sincère aussi dans le discours. Une sorte de concentré de sa vision de la femme. Il en parle comme d’une sorte de nécessité inconsciente. 

De cette envie nait sa mode française, parisienne, un peu endimanchée. « Dans le contexte actuel, c’est presque punk d’être endimanché » souffle-t-il. Il y appose ses passions, le travail du drapé et de la coupe, et sa fascination pour la couleur qui le tient depuis petit, quand il passait ses journées à dessiner durant les longues journées paresseuses du Tarn de son enfance.

C’est d’ailleurs par ça qu’il entrera dans la mode, par l’amour de la couleur et du dessin.

Aujourd’hui, il le confirme, c’est en parcourant le rayon peinture du BHV qu’il trouve l’inspiration, plus que dans les friperies. Et ça plait !

En effet, sa première collaboration pour La Redoute, sortie ce printemps, propose deux robes représentatives de sa patte, une robe chemise rouille, et une autre à l’imprimé léopard rouille et bleu ciel. Résultat, rupture de stock au bout d’une poignée de jours. Un résultat inédit pour un créateur encore un peu confidentiel pour le grand public.

Peut-être une autre collaboration à suivre avec le géant du vêtement français ? Alexandre n’en dira pas plus. Il s’avoue toutefois ravi de ce partenariat : « d’une part parce que, même si le produit est à un prix relativement peu cher, ce n’est pas fait à l’économie, la modéliste de La Redoute a une belle main. Et puis, d’autre part, parce que je ne m’attendais pas à ce que ça devienne un best-seller ». 

Ce succès quasi inattendu le conduit à réfléchir sur sa manière de créer pour les autres et pour sa propre marque. « C’est très libérateur une collaboration. Je me lâche plus dans le travail que je fais pour d’autres car au final ce n’est pas moi qui supporte les problématiques de coûts ou de ventes etc.

J’ai réalisé que j’étais assez détaché quand je n’avais pas l’objectif de vendre pour moi. Pour La Redoute, je devais produire deux looks et c’est tout. Alors j’ai choisi d’être efficace et d’avoir une proposition claire et impactante. J’ai aussi réalisé que quand je crée pour moi j’ai tendance à vouloir marteler plusieurs fois le même look pour bien marquer ma patte ».

Alors pour ses prochaines collections, le créateur a décidé de ne réaliser que huit à neuf propositions de looks. Pas plus. Pour s’en convaincre, il regarde les collections de Christian Lacroix, constate la force d’une silhouette inédite qui raconte à chaque fois une histoire différente.

Pour l’hiver prochain, Alexandre Blanc a donc dessiné un jardin que l’on retrouvera imprimé sur une robe et une jupe dans des couleurs sourdes, du brun, du marron… .

Il poursuit aussi sa collaboration avec la maison Goossens qui lui fait des bijoux comme des parures de vêtements avec des boucles de ceinture ou des broches. 

Il impose ses imprimés puissants et, saison après saison, les fait se répondre entre eux, ce qui lui permet de réutiliser les tissus et de s’assurer une forme d’intemporalité.

La saison prochaine, Alexandre a choisi de dévoiler des portraits vidéos de femmes qui l’entourent et l’inspirent pour incarner au mieux sa vision de la mode. Car il est avant tout à leur service. « Rien ne me fait plus plaisir que de recevoir le message d’une femme qui se sent belle dans une de mes robes » conclue-t-il.

Caroline Hamelle

Alors pour ses prochaines collections, le créateur a décidé de ne réaliser que huit à neuf propositions de looks. Pas plus. Pour s’en convaincre, il regarde les collections de Christian Lacroix, constate la force d’une silhouette inédite qui raconte à chaque fois une histoire différente.

Pour l’hiver prochain, Alexandre Blanc a donc dessiné un jardin que l’on retrouvera imprimé sur une robe et une jupe dans des couleurs sourdes, du brun, du marron… .

Il poursuit aussi sa collaboration avec la maison Goossens qui lui fait des bijoux comme des parures de vêtements avec des boucles de ceinture ou des broches. 

Il impose ses imprimés puissants et, saison après saison, les fait se répondre entre eux, ce qui lui permet de réutiliser les tissus et de s’assurer une forme d’intemporalité.

La saison prochaine, Alexandre a choisi de dévoiler des portraits vidéos de femmes qui l’entourent et l’inspirent pour incarner au mieux sa vision de la mode. Car il est avant tout à leur service. « Rien ne me fait plus plaisir que de recevoir le message d’une femme qui se sent belle dans une de mes robes » conclue-t-il.

Caroline Hamelle